L'histoire du lieu

L’abbaye de Beauport a été fondée en 1202 par le comte Alain de Goëlo et son épouse. Unique abbaye prémontrée de Bretagne, elle fut durant près de 600 ans un centre religieux et économique, étendant son influence sur un vaste territoire. A la Révolution française, sa vocation religieuse céda la place à une occupation laïque.

Rachetée en 1992 par le Conservatoire du Littoral, l’Abbaye de Beauport est aujourd’hui un monument historique doté d’un domaine de 120 ha. Dans ces lieux préservés, se conjuguent actions de préservation de l’environnement et vie culturelle.

> Une abbaye prémontrée

Alain de Goelo choisit de confier, à l’ordre des chanoines prémontrés, la construction de l'abbaye de Beauport. Ces hommes, ni tout à fait moines, ni tout à fait prêtres, se partagent entre vie monastique et services religieux dans les 14 paroisses sous leur autorité.

Les premiers chanoines viennent de l’abbaye de la Lucerne, située en Normandie.

A l’exemple du comte Alain de Goëlo, de nombreux petits seigneurs donnent une partie de leurs biens. L’abbaye devient alors un puissant établissement religieux.

> Fastes et déboires à Beauport

Hors du monde, le destin de l’abbaye subit pourtant les soubresauts de l’histoire de France. Au début du 16e siècle, François 1er installe la commende dans l’ensemble des abbayes de son royaume. Les abbés sont désormais de grands seigneurs laïcs nommés par le roi. Ces derniers ponctionnent jusqu’à un tiers des revenus de l’abbaye.

Les conséquences sont désastreuses. Les conflits sont nombreux et les religieux s’épuisent en procès contre leur abbé. La communauté religieuse perd aussi l’autorité morale et spirituelle de l’abbé qu’ils élisaient jadis. Les chanoines ne peuvent plus entretenir leur abbaye. Des zones entières sont désertées.

Après un vaste mouvement de réformes et de restaurations, l’Abbaye de Beauport va se reprendre en main. En 1790, la Révolution française met pourtant un terme à 600 ans d’occupation religieuse.

> Une vie laïque depuis 200 ans

L’abbaye est finalement vendue en 1797 à 3 familles paimpolaises et divisée en trois lots. La plus connue d’entre elles est la famille Morand, qui arme des bateaux pour la pêche à Terre-Neuve. L’abbaye devient tour à tour une salpêtrière, un entrepôt, une ferme…

Dans les années 1850, la commune de Kérity s’installe dans l’aile des chanoines. Elle y installe au rez-de-chaussée les écoles de filles et de garçons. Les bureaux de la mairie sont à l’étage. De l’autre côté du cloître, la famille Morand a aménagé de confortables appartements bourgeois. Une drôle de cohabitation règne alors à l’abbaye.

Finalement, Mélanie Morand et son mari, le comte Poninski, obtiennent le classement de l’ensemble de l’édifice en 1862. Ils finissent par racheter l’ensemble des bâtiments. Leur action a été primordiale pour la conservation du monument. Ils sont aujourd’hui enterrés dans l’église où leurs tombeaux sont encore visibles.

> Le conservatoire du Littoral et l’abbaye de Beauport

A la fin du 20e siècle, l’état de l’Abbaye de Beauport est préoccupant et la tâche est devenue trop lourde pour Henri Gomond, le dernier propriétaire des lieux. Les lotissements grignotent peu à peu le bois de Beauport. La digue a cédé et la mer envahit le jardin. Certains marais littoraux sont devenus des décharges.

M. Gomond décide alors de sauver son abbaye en la cédant à un organisme public ayant les moyens d’entreprendre son sauvetage. Le Conservatoire du littoral rachète les bâtiments et le domaine littoral en 1992. Une nouvelle période de restauration s’ouvre alors. En 20 ans, les travaux réalisés sont titanesques. Depuis 2002, le département des Côtes d’Armor, aujourd’hui propriétaire délégué du monument, s’associe étroitement à l’élan engagé par le Conservatoire du Littoral.

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