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Projet scientifique et culturel de Beauport

"Curieux de nature", en trois objectifs

« Préserver toutes les richesses de l’abbaye de Beauport et de son domaine » révèle toute la diversité et l’ampleur des richesses patrimoniales du lieu. Entre connaissance, conservation et transmission, nous prenons soin des bâtiments historiques et de leur histoire, des œuvres d’arts, des collections muséales et végétales, de la biodiversité et des paysages…

L’abbaye entend contribuer aux débats de notre société et à ses défis. A travers l’axe de travail « Penser notre rapport à la Nature dans son histoire et ses enjeux actuels », elle prend sa part dans la réflexion nécessaire à porter sur les crises environnementales et notre modèle sociétal.
Aux côtés de rencontres scientifiques, ateliers partagés habitants-scientifiques, d’éditions et d’expositions, cet axe s’enrichit de nombreuses actions de terrain à l’échelle des 120h du site naturel.

Saisissant que la valeur de Beauport se niche aussi dans son esprit des lieux. Le dernier objectif de ce projet est de « partager la sensibilité des lieux » en soutenant notamment la création artistique in situ et la présence artistique en lieu de patrimoine.

Comment nous envisageons de rester "Curieux de nature" ?

Ce nouveau regard porté sur Beauport s’applique à décloisonner pour mieux croiser la Nature et la Culture. Être curieux de nature c’est donc regarder au-delà du mur de l’enclos monastique pour croiser de nouveaux champs disciplinaires et nourrir le projet culturel par l’hybridation des Sciences Humaines, Sciences Sociales et Sciences de la Nature.

Ce décloisonnement s’entend aussi par l’émergence de nouvelles relations entre usagers, citoyens et professionnels chargés de la gestion des lieux. Être curieux de nature c’est être curieux des autres pour nourrir un art de la relation. L’esthétique environnementale, la notion des droits culturels et l’approche de la convention de Faro sont quelques-uns des éléments guident ici cette réflexion.

Enfin, passer de l’autre côté du mur, c’est dépasser la spécialisation de la culture et de la protection de l’environnement dès que cela est possible : une bibliothèque dans les jardins, le soutien à la création d’œuvres explorant notre rapport sensible à la Nature, le meilleur est encore à imaginer….

Et l’herbe folle dans tout cela ?

Ouvert en juillet 2020, L’herbe folle est un café gourmand conçu comme un espace hybride qui s'inspire de la dynamique des tiers-lieux où se croisent une diversité d'usages. Tous ont néanmoins pour objectifs communs d'initier et d'accompagner les démarches sociales, artistiques et culturelles dans l'espace public environnant.

C’est pour nous l’espace pour expérimenter un autre rapport à la culture et la création plus libre et plus ouvert à la question des droits culturels. C’est un espace coopératif de création en espace public qui se nourrit de nos attachements à notre lieu de vie, notre environnement quotidien, nos liens sociaux. Finalement, s’y retrouvent les mêmes préoccupations que dans le projet culturel de Beauport mais explorées différemment.

Des résidences de médiateurs, qui sur le modèle des résidences d'artistes, sont ouvertes à de jeunes professionnels de la culture. Ils y viendront mûrir leur pratique professionnelle au contact des projets collaboratifs avec, au coeur de la démarche, le soin de la relation aux autres.

Aujourd’hui plus d’une cinquantaine de personnes déjà s'investissent dans les chantiers partagés de Beauport.